Google lance Stadia, sa plateforme de cloud gaming

C’est à San Francisco, à l’occasion de la Game Developers Conférence, que le géant Google a présenté sa plateforme de Cloud Gaming : Stadia. Anciennement nommé Project Stream, ce service tant attendu avait déjà fait couler beaucoup d’encre avant même d’avoir vu le jour. Stadia continue sur cette lancée et fait vibrer le Web d’un buzz énorme… Buzz auquel on ne pouvait pas manquer d’apporter notre touch !

Stadia : un cloud gaming multi-support

Cette plateforme Google promet beaucoup à ses futurs abonnés. Notamment de leur permettre de jouer sur plusieurs écrans, du PC au téléviseur, en passant par les tablettes et mobiles. Comment est-ce possible ? Tout simplement en s’appuyant sur l’infrastructure gigantesque déployée par Google au niveau des data centers. Puis en misant sur l’utilisation toujours plus importante de Chrome.

D’ailleurs, les éléments de langage de la firme mettent l’accent sur cette ambition : « Le futur du jeu vidéo n’est pas dans une console » pouvait-on entendre répéter à San Francisco. Apparemment, le futur du jeu vidéo devrait plutôt se trouver dans nos connexions Internet… Pour son lancement Stadia annonce d’ailleurs une résolution maximale de 4K et 60 images par seconde, avec le son surround ! Qui dit mieux ?

Le Netflix du gaming ?

Si la présentation-test a fait son effet avec « Assassin’s Creed Odyssey », les joueurs se demandent déjà quel catalogue leur sera proposé… Et surtout à quel prix. La rumeur laisse pour l’instant penser que Stadia démarrerait avec 500 titres dont la variété devrait satisfaire tous les types de jouer (FPS, gestion/wargames, casino en ligne, MMO, sports/course).

Quant au prix de l’abonnement de ce Netflix du jeu vidéo, les spécialistes en économie du gaming parient que le géant de Mountain View va s’aligner sur les prix des plateformes existantes, comme le français Shadow ou le célèbre PS Now. Soit un tarif certainement compris entre 15 et 20 euros mensuels.

Toutefois, il faut garder en tête que le prix dépendra en réalité des accords que Google a déjà passé avec les éditeurs de jeux vidéo, plutôt frileux en matière d’abonnement et peu enclins à voir leurs bénéfices reculer via un service de location. Mais les plus malins d’entre eux miseront bien évidemment sur la manne des achats intégrés.

La puissance de Stadia et des prochaines consoles

Autre point capital qui a retenu l’attention de tous les spécialistes, la puissance proposée par Stadia. Tenez-vous bien : Google annonce que ses serveurs dédiés à la plateforme de cloud-gaming pourront délivrer 10,7 Tflops. De quoi affoler les joueurs du monde entier et, de fait, toute la concurrence.

Depuis l’annonce faite par le géant de Mountain View à San Francisco, on voit ainsi, comme par hasard, les champions des consoles Sony et Microsoft jouer des épaules pour ne pas être dépassés par la future plateforme. La Xbox et la Playstation ne voudraient pas pâtir d’un désavantage technique à la sortie de leurs prochaines éditions. Info ou intox, on entend des rumeurs folles parler d’une PS5 gonflée à 8 Tflops et d’un Xbox Two « Anaconda » qui culminerait à 12 Tflops…

Si, comme Google se plait à l’annoncer, l’avenir du gaming n’est peut-être pas seulement dans une console, il est quoi qu’il en soit radieux pour toute la communauté des gamers !

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